24/09 – A Dream of Spring
Une envie de chaleur et de verdure nous pousse à continuer notre chemin vers Baños de Santa Agua, une ville thermale au fond d’une vallée culminée par le turbulent volcan Tungurahua. En quichua, son nom signifie « gorge brûlante ». Culminant à 5023m, c’est l’un des plus actifs des Andes. Tous les siècles environ, il se réveille et crache de la lave et des cendres.
Malheuresement pour nous, il n’y a pas eu d’éruption lors de notre passage.
Nous logeons dans une superbe auberge de jeunesse dans le centre de Banos. Nous investissons la cuisine commune pour nous préparer des petits plats à base de produits locaux : bananes, manioc, avocats, naranjilla…

25/09 – Le Tungurahua
La Casa del Árbol : LE FEU
Nous nous lançons pour monter l’un des nombreux miradors (comprendre « point de vue ») surplombant Baños pour observer le Tungurahua. À quelques centaines de mètres de l’arrivée, on s’engage sur le mauvais chemin et nous retrouvons sur une route. Là nous rencontrons une dame qui nous recommande d’aller voir la « Casa del Árbol » 5 km plus en haut de cette route. Nous décidons alors de poursuivre notre ascension… en pouce. Un charmant couple équatorien-méxicain s’arrête et nous emmène.
On arrive enfin à environ 800m au-dessus de Baños. Nous découvrons alors un jardin très sympatique offrant une vue imprenable sur le volcan et la ville, en plus de quelques attractions très bon enfant : balançoires au-dessus du vide, cabane dans un arbre (d’où le nom du lieu), tyroliennes dans une allée de fleurs, des poules qui se balades, jeux d’équilibre…
Pas de chance cependant, le Tungurahua se cache derrière les nuages.




Las Piscinas El Saladen : L’EAU
Nous finissons la journée à l’un des bains thermaux de la ville. Les bains les plus chauds proviennent d’une source volcanique, riche en bicarbonate de fer et en magnésium et d’une couleur jaunâtre.




26/09 – La Ruta de las Cascadas
El sendero de los contrabandistas : LA TERRE
À l’est de Baños s’étend un long canyon délimité par deux murs de montagnes bien pentues et à la végétation bien touffue. Toutes les rivières s’écoulant des montagnes viennent se jeter en cascades dans ce canyon. La seule voie d’accès de ce canyon est la Ruta de las Cascadas », une route construite sur le flanc nord non sans grande peine et passant par de nombreux tunnels.
« La seule voie », vous dites ? C’était sans compter PJ qui nous dégote un « sendero de las contrabandistas » (sentier des contrebandiers) passant… Sur le flanc sud du canyon !!! Nous voilà donc partis pour plus de 3 heures de marche sur un sentier quasi pas balisé, tantôt boueux, tantôt touffu comme l’Amazonie, mais toujours pentu.

Au bout de 30 minutes, on passe dans un magnifique jardin de fruits et de fleurs, finissant sur une bâtisse de type villa. Là un papi et ses 3 molosses nous attendent pour nous faire payer une taxe de passage de 1 dollar chacun car nous sommes sur une propriété privée. Pour notre sécurité, on s’acquitte de ce qui semble être une arnaque organisée et on continue notre chemin.

Nous passons par de la forêt, des montées interminables à bord de précipice, des champs minés de bouses de vaches, des ponts à la robustesse douteuse, des chemins faits de boue et entrecoupés par de petites rivières. On en oublierait presque les vues à couper le souffle sur le canyon qui s’ouvre à notre gauche.


À un moment, alors que le doute sur la destination du chemin entrepris commence à poindre, on se retrouve dans une petite ferme-poulailler perdue au milieu de nulle part. Là, un second papi nous indique comment rejoindre le bon sentier et nous informe que le hameau où se conclu le sentier n’est plus qu’à une heure de route. Nous évitons de peu la petite commission pour être passé par son terrain à lui aussi en faisant semblant de ne pas bien comprendre l’Espagnol.
La tarabita : L’AIR
Enfin, après avoir traversé cinq clôtures, s’être encore trompé de chemin et croisé des sangliers, le hameau est en vue. Il est donc temps de conclure notre balade en traversant la rivière en tarabita, une nacelle suspendue dans le vide. Le problème c’est que la nacelle est contrôlée par le poste situé sur la rive nord. Heureusement, un troisième papi, sorti de nulle part, nous rejoint. Lui aussi souhaite traverser la rivière. Il sort de sa poche un téléphone portable plus rétro qu’un Nokia 3310 et passe un rapide coup de fil à un ami. 15 minutes plus tard, nous voilà dans une nacelle branlante à 40 mètres au dessus du vide. Pour monter à bord, il s’agit d’enjamber le vide, et on ne parle même pas de la tête des câbles, du moteur, et des poulies. JAMAIS une installation pareille serait envisageable en France. PJ jubile de la vue sur le canyon, Alizée revoit sa vie défiler devant elle.



Nous prenons ensuite un bus pour « El Pailon del diablo », où nous nous restaurons avant de descendre voir ce fameux « chaudron du diable ».






Encore une belle escapade ! 😀
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Oui ! On a réussi le mix « Indiana Jones » et « cure thermale »
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et bravo pour l’humour.. je me marre tout seul face à mon PC 🙂
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Merci !!
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J’ai beaucoup rigolé en lisant cette article ! Continuez de bien profiter 💚 💚 💚
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Merci Audrey ! On te contactera sûrement en janvier lorsqu’on sera à l’affût des bons plans en Patagonie 😉
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Les photos sont magnifiques, aussi bien les paysages que les « alpinistes ». Quel dépaysement!!! René.
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Merci !
Ici ils sont un peu chauvins et préfèrent dire « andinisme » 😉
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