Samedi 31 août, 13h10. Nous avions troqué nos vêtements de baroudeurs contre un acoutrement faussement rangé. On aurait (presque) dit des touristes d’hôtels resort, all inclusive avec piscine et buffet à volonté. Robe chemise, petit polo, tout avait été fait pour berner les contrôles et ainsi éviter la question fatidique: « Avez-vous un billet retour ? » En d’autre termes, il s’agissait de montrer patte blanche et éviter de devoir fournir une preuve de sortie du territoire équatorien. La veille encore, nous courrions dans Paris faire imprimer une réservation de vol « temporaire ». À l’aéroport Charles de Gaulle, tout a été automatique, nous n’avons eu aucun contrôle, et c’est tant mieux! Il ne nous a pas fallu 5 minutes après ça pour finir les fesses dans un sarouel et les pieds nus. L’avion décolle, au revoir belle France.




Laisser un commentaire