Deuxième semaine à Quito

09/09 : La Casa del Alabado

Nouvelle semaine, nouvelle classe d’Espagnol. Cette semaine, notre professeure s’appelle Tania et nous formons de nouveau un groupe de trois avec Melissa, une Anglaise qui loge dans la même famille que nous. Au programme de cette semaine : révision des verbes au présent, attaque de la conjugaison au « pasado indefinido » (équivalent du passé simple) et découverte des bonheurs des compléments d’objet (on y comprend pas plus en Espagnol qu’en Français).

Après les cours, nous sommes allés visiter la Casa del Alabado, un musée dédié à l’art équatorien pré-colombien. Parmi les œuvres exposées, les plus étonnantes sont certainement ces petites statuettes anthropomorphes. Généralement posées à même le sol, ces figurines avaient pour objectif dans la mythologie indigène de personnifier la connexion entre le « monde souterrain » (le monde des Anciens et de la fertilité) et le « monde terrestre ». Plus amusant, beaucoup d’entre elles font penser à des personnages animés d’aujourd’hui.

Un avatar de Minecraft ?
Baymax, le robot gonflable dans « Les Nouveaux Héros »
Wall-E
Lui on lui a pas trouvé de surnom, mais on a été bien intrigués par l’impressionnant travail d’ombre et de polissage qui rend cette statue si mystérieuse.
Un bracelet doré avec une impressionnante mosaïque de gravures. Celui-ci devait être porté par l’élite pré-colombienne, en charge à l’époque d’assurer l’ordre entre les hommes et le calme des esprits de la nature.
Statue d’un shaman, sorte de sorcier faisant le lien entre les mondes souterrains, terrestres et célestes.

Après le souper, je suis aussi sorti boire un verre avec Hitay, l’un de nos « camarades de famille d’accueil ». Nous sommes allés au Secret Garden, un bar de toit avec une vue époustouflante sur le centre historique de Quito.

Le centre historique de nuit, vu depuis le bar « Secret Garden »

10/09 : La Basílica del Voto Nacional

On comptait initialement visiter le jardin botanique de la ville aujourd’hui, mais on se sent un peut faiblards. Sûrement une indigestion de « pasado indefinido » vu en cours dans la matinée. On décide donc de faire léger en allant simplement visiter la Basílica del Voto Nacional qui se trouve quasiment sur le chemin entre l’école et la maison d’accueil.

La Basílica del Voto Nacional, vue de la place attenante.
Le proche de la Basílica.
Caïmans, iguanes et autres bêtes locales tiennent place de gargouilles sur la façade.
La nef vue depuis le chœur de la Basílica.
Zoom sur l’une des rosaces.

11/09 : Au pied du Rucu Pichincha

On se sent bien plus motivés aujourd’hui, prêts à escalader des montagnes. Ça tombe bien, Quito se situe sur le flanc du Pichincha, un massif volcanique composé de deux volcans :

– le Guagua Pichincha qui culmine à 4794 mètres et dont le cratère est encore actif

– le Rucu Pichincha, volcan plus ancien et n’attaignant « que » 4698 mètres.

Dès le début d’après-midi, on prend le TeleferiQo, un téléphérique qui nous transporte en 18 minutes des 2850 mètres d’altitude de la ville à un plateau situé à 4050 mètres.

La station de départ du TeleferiQo, « la pausa que te invite à tocar el cielo ».
Le nord de la ville, prise depuis le milieu du téléphérique.
Le Sud de Quito, vu de la station d’arrivée du TeleferiQo. De là-haut, on ne distingue plus que les grosses tâches blanches que forment les multiples habitations.

De la station d’arrivée du téléphérique débute un sentier pour rejoindre le Guagua Pichincha en passant autour du Rucu Pichincha. L’allée simple prenant 4 heures, on se contente de ne rejoindre que la pointe du Rucu Pichincha. En raison de la couche nuageuse « basse », on ne voit pas du tout le Guagua Pichincha et on identifie à peine le bas de la pointe du Rucu Pichincha.

Le bout du chemin paraît incertain

Les pentes sont raides et on s’essouffle facilement en raison de l’altitude. Le sol est composé d’une sorte de sable qui serait une agrégation des roches volcaniques dégagées lors des éruptions. De part et d’autre du chemin s’offre à nous un paysage vallonné et désertique, parsemé de petits buissons secs. Mais en faisant bien attention, on peut aussi y observer quelques fleurs colorées, et même de la vie animale : quelques oiseaux et plusieurs petits lapins au pelage gris-bruns leur fournissant un camouflage fort efficace. Impossible de ne pas avoir une pensée pour Chouff, notre petite lapine qui nous attend en France. Ces lapins sauvages ont à peu près sa taille, mais vivent dans un environnement quand même plus hostile : peu avant, un couple de rapaces à l’affût nous a survolé.

Une étrange plante aux de feuilles pointues, au fleurs oranges faites de pétales pointues aussi.
Oiseau et lapin font la pose ensemble pour les randonneurs… Avant de vite s’enfuir.

Au début de notre randonnée, on craignait de devoir faire rapidement demi-tour faute de visibilité. Heureusement pour nous, la couche nuageuse s’ouvre devant nous au fur et à mesure que nous avançons, jusqu’à ce que finalement on voit le pic du Rucu Pichincha.

La pointe du Rucu Pichincha se découvre peu à peu.
Là ! On la voit !!!
Un petit regard en arrière, où on devine toujours la ville.

Au bout de deux heures de marche, le chemin sableux laisse place à la pierre. On est au pied de la pointe du Rucu Pichincha, à plus de 4400 mètres d’altitude. C’est un record pour tous les deux !

Deux chemins s’offrent à nous. L’un s’appelle le « Paso de la Muerte », un panneau avise les randonneurs de ne pas l’accompagner sans équipement. Et quand on voit l’étroitesse du passage à flanc de montagne, on comprend pourquoi. L’autre chemin contourne le pic par l’autre côté. Au bout de 50 mètres, il mène à une petite cave de roche, la « Cueva del Oso ». Mais il est déjà temps de faire demi-tour si on ne veut pas se faire surprendre par la nuit (qui tombe rapidement ici, vers 18h30).

Deux aventuriers très fiers de leur performance.
Devant l’entre du « Paso de la Muerte ».
La Cueva del Oso.

Sur le chemin du retour, une surprise nous attend. Devant nous, on distingue au loin le Cotopaxi, la deuxième montagne la plus haute du pays (5897 mètres). Mais il faudra attendre encore dix jours avant d’aller lui rendre une petite visite…

Vue sur le Cotopaxi.
Un peu de balançoire à 1200 mètres au-dessus de la ville.
La ville au crépuscule.

2 commentaires sur “Deuxième semaine à Quito

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