Riobamba et Chimborazo

Riobamba est une ville qui a été entièrement reconstruite suite à un violent tremblement de terre, il y a 200 ans. Nous y sommes de passage pour voir le volcan Chimborazo, culminant à 6310m, c’est le plus haut sommet de l’Équateur.

Au loin, le chimborazo complètement dégagé, surplombant Riobamba.

Nous nous levons à 6h30 pour prendre le bus, direction le Chimborazo. Le bus nous dépose à l’entrée du parc, qui se trouve déjà à 4370m d’altitude.

C’est parti pour l’ascension !

Nous commençons notre montée en longeant la route qui mène au premier refuge. Nous évoluons d’abord dans un épais brouillard, ne nous permettant pas de voir à plus de 30 mètres. À un moment, on entend plusieurs petits sifflement. Il s’agit d’un troupeau de vigognes, d’adorables petites bêtes qui ressemblent à des lamas roux et blancs tout maigres avec une tête de Bambi. On les devine à peine dans la purée de poix.

Au bout d’une petite heure, le brouillard commence à se lever et révèle le paysage désertique qui nous entoure et le paysage au loin.

Les paysages désertiques entourant le Chimborazo.

Au bout de deux heures et demi de marche, on atteint le premier refuge, le refuge Carrel qui est à un peu plus de 4800m d’altitude, soit autant que le Mont Blanc. Pour autant, ce chalet reste accessible par une route aménagée et de nombreux touristes étrangers ou des familles équatoriennes viennent jusqu’ici en bus ou en voiture.

On se pose pour manger un peu. L’altitude se fait sentir. Nos cœurs battent plus vite que la normale et on s’essouffle rapidement. Mais on s’en sort bien par rapport à d’autres touristes nauséeux.

Pj, son sandwich cheddar-mortadelle, son thé de coca, et un mec vraiment dans le mal derrière.

On part ensuite pour rejoindre le second refuge en empruntant un sentier d’à peine 1km mais qui nous prend quasi une heure à grimper. On respire à un rythme d’une inspiration toutes les 2 secondes, chaque pas nous paraît lourd, on fait des pauses tous les 100 mètres, puis tous les 50 mètres. Plein de gens sont assis sur le côté, tentant de retrouver leur respiration.

Sur le début du sentier, on rencontre de multiples stèles à l’attention des nombreux grimpeurs qui ne sont jamais revenus de leur expédition jusqu’au sommet du Chimborazo. Cette montagne est une mangeuse d’hommes.

Enfin, nous atteignons le refuge Whymper, à 5000 mètres d’altitude. Le paysage est parsemé de neige.

5000 m!

PJ poursuit seul l’ascension pour atteindre la lagune Condor Cocha qui se culmine à 5100 mètres ! De là, s’ouvre une grande zone plate, puis un mur de pierre. C’est à partir d’ici que la grimpé du Chimborazo exige de véritables compétences et équipements d’alpinisme.

La Lagune Condor Cocha.
Le reste du chemin pour atteindre les 1200 mètres jusqu’à la pointe (non visible).
Les talents de sculpture sur neige de PJ.
Le refuge Whymper.

La descente se fait bien plus facilement et plus rapidement que la montée. Une fois le refuge Carrel atteint, une famille équatorienne nous prend en stop et nous dépose à l’entrée du parc. Là, on contemple les vigognes qui longent la route en attendant le bus qui nous ramènera à Riobamba.

Une vigogne.
Le Chimborazo, enfin totalement dégagé, vu de la chambre de notre hôtel.

Une fois de retour à Riobamba, nous décidons d’aller sur la côte pacifique dès le lendemain. Océan Pacifique, nous voila!

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