Paracas

31/10 – Arrivée à Paracas

Nous décidons d’une dernière escapade avant de démarrer notre volontariat. Nous partons pour Paracas, une petite ville balnéaire à environ 4h de bus au Sud de Lima. Une fois arrivés et installés à notre hôtel, nous nous mettons en quête d’une agence de voyage pour visiter les îles Ballestas, le lendemain matin. Finalement, nous ressortons de l’agence avec 2 jours bien complets d’activités dans la région.

PJ sympathise déjà avec les lions de mer.

01/11 – Visite des Isla Ballestas et du parc naturel de Paracas

Les bateaux de pêche amarrés au port.

Le matin, nous embarquons sur un bateau en direction des îles Ballestas, situées à seulement 20 minutes de navigation. Ces îles sont réputées pour les dizaines de milliers d’oiseaux qui y vivent. On y rencontre notamment des colonies de cormorans, pélicans, et manchots de Humboldt.

Dans une crique des îles Ballestas.
Une colonie de manchots de Humboldt
Les manchots de Humboldt
L’île est noire de piafs.

Ces îles sont également connues pour l’exploitation de son « guano », le fertilisant naturel résultant de l’amalgame de fientes provenant de l’incroyable (sur-)population aviaire. Avant les débuts de l’extraction au XIXème siècle, cette couche atteignait par endroit jusqu’à 30 mètres d’épaisseur.

Passerelle de chargement du guano

Enfin, les îles Ballestas sont aussi le sanctuaire d’une grande colonie de lions de mer qui y vivent paisiblement sans l’ombre d’un prédateur. L’eau y est trop froide pour les requins et trop chaude pour orques.

Les lions de mer
Petite chamaillerie

En naviguant vers les îles, nous longeons les dunes du parc naturel de Paracas. L’une d’entre elles est notamment flanqué d’un immense candélabre dessiné en lignes dans le sable. Si l’œuvre ressemble aux lignes de Nazca et que ses origines sont tout aussi incertaines, nous savons qu’elle a été créée bien plus récemment, certainement vers la fin du XIXème siècle.

Le candélabre de Paracas

Une fois de retour au port, nous louons deux vélos et partons à la découverte des paysages désertiques du parc naturel de la presqu’île de Paracas.

Cette escapade en VTT paraissait bien belle sur le papier. Mais très vite, nous nous rendons compte que nos vélos sont bien miteux. Les chaînes sont toutes rouillées, les pneus dégonflés (« c’est pour une meilleure adhérence dans le sable » d’après le loueur) et l’ergonomie rudimentaire des selles se fait rapidement sentir au niveau des fessiers. Pour couronner le tout, le soleil tape fort et nous roulons continuellement sur un revêtement de route très accidenté, le tout avec un vent de face terrible. Les quelques kilomètres que nous parcourons nous paraissent interminables.

Le parc naturel de Paracas.

Nous faisons un premier arrêt au niveau de l’anse que forme le parque et dans laquelle les eaux de la mer stagnent à très faible profondeur. C’est là que nous apercevons de (très) loin quelques flamands roses.

Nous traversons ensuite la presqu’île jusqu’à son autre extrémité. Sur la route, le paysage lunaire est impressionnant. Tout est silencieux, tout paraît mort et hostile. C’est le désert.

Une fois arrivés à l’autre rivage, une magnifique plage de sable rouge s’offre à nous. Nous prenons un petit moment pour profiter du paysage, puis nos popotin endoloris remontent en selle pour rebrousser chemin.

La plage de sable rouge

2/10 – L’oasis de Huacachina et Ica

Le lendemain, nous partons pour une visite des alentours d’Ica, la zone viticole la plus reconnue du Pérou.

Nous passons d’abord à l’Oasis de Huacachina, un coin de verdure entre les dunes de sable.

L’attraction phare de l’oasis de Huacachina, c’est le boogy, un 4×4 fait maison pour rouler dans les dunes de sable. Le tour vaut bien un grand-huit. L’engin roule à toute allure dans le desert, déferlant sur les dunes de sable. Ça monte, ça descend sans prévenir, nous sommes secoués comme des prunes. Nos cris de surprises et d’excitation masque presque le bruit du moteur.

Le boogy s’arrête tout en haut d’une dune. Nous descendons de l’engin. Le sable est brûlant, il est presque impossible de marcher en sandales. Nous récupérons des planches à l’arrière de l’engin et nous initions au sandboarding. Le principe : on s’assoie ou on se couche sur la planche puis on descend la dune comme sur une luge en hiver.

Les dunes
Alizée sur le boggy
Indiana PJ!

De retour de notre tour de boogie, nous nous promenons au bord de l’oasis. C’est tout à fait surprenant de découvrir cette végétation entourant ce point d’eau au milieu de cet environnement si aride.

Oasis de Huacachina

Notre taxi nous emmène ensuite au « Parque de las Brujas de Cachiche ». Il s’agit d’un petit parc avec des statues représentant des sorcières et sorciers. Ce lieu aurait été anciennement une école de sorcellerie. Le tour du parc se fait en 2 minutes, l’endroit est noir de monde, les explications des statues sont un peu cul-cul… Bref, ça casse pas des briques et nous ne comprenons pas trop l’engouement pour le lieu.

Par contre le restaurant juste à côté, lui, vaut vraiment le détour. Le resto s’appelle « 8 cepas » et se trouve sous une immense hutte en bambou. Alizée y teste son premier ceviche ! Le ceviche est un plat de poisson cru mariné dans du jus de citron vert avec du piment. C’est servi avec du maïs, des oignons cru et des patates douces. C’est délicieux, mais attention aux intestins fragiles… Nous commandons aussi une jarre de Chicha morada. C’est une boisson fermentée à base d’une variété de maïs violet, le tout avec du sucre et du jus du citron vert.

Une chicha morada et un ceviche

Nous terminons notre journée par la visite d’une fabrique de pisco, l’alcool national. Il s’agit d’une sorte de grappa. Il est fabriqué à partir de raisin que l’on laisse fermenter avant de le distiller. Entre nous, la visite a été plus courte que la dégustation. S’enchaînent les petits shots de vins sucrés, liqueurs… Et de pisco bien sûr.

PJ goûtant le Pisco

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