Première semaine à Lima

23/10: L’arrivée

Nous prenons un bus de jour pour voyager de Trujillo à Lima, espérant profiter du paysage sur la route. Échec encore une fois. Les vitres du bus sont obscurcies avec un revêtement plastique à travers lequel on devine à peine l’extérieur. Nous voyageons donc environ 10h dans cette grosse boîte de conserve sur roue. Pour couronner le tout, PJ est de nouveau malade, c’est vraisemblablement une turista.

Nous arrivons à Lima vers 19h où nous sommes chaleureusement accueillis par Roxana. Roxana est la belle-mère d’un cousin à PJ. Nous l’avions déjà rencontré quelques mois auparavant en France. À cette occasion, elle nous avait gentiment proposé de nous accueillir chez elle.

Il nous faut encore plus d’une heure de voiture pour traverser les bouchons de Lima jusqu’à la maison de Roxana. La circulation est dense. Les voitures slaloment, accélérent, ralentissent, klaxonnant pour avertir de leur passage. Ici on double à gauche, à droite, au milieu et sur le trottoir. Tous les coups sont permis.

Nous arrivons finalement chez la famille de Roxana dans le quartier de San Miguel. Nous sommes enfin arrivés.

24/10: Clinique anglo-saxonne de Lima

Notre première visite à Lima est médicale. PJ n’est toujours pas bien et comme ça fait maintenant une semaine qu’il enchaîne les problèmes de santé, nous préférons consulter un médecin. Notre assurance voyage nous recommande de nous rendre à une clinique dans le centre de la ville. Nous nous y rendons dans la matinée. À l’accueil, on nous propose un rendez-vous, mais qu’à partir de 16h et la consultation coûtera 300 sols (soit 81€) !! L’assurance a intérêt de rembourser.

Nous revenons à l’hôpital dans l’après-midi. Nous avons alors affaire au meilleur médecin du siècle. Celui-ci ausculte vite fait PJ et sans faire plus d’examens, il lui prescrit une dose de cheval d’antibiotiques en supposant une turista. Il lui recommande également de bien se réhydrater en buvant des boissons énergétiques car elles sont plein d’électrolytes…

https://youtu.be/vpGA8eCZrVw

De retour à San Miguel, Roxana nous cuisine des plats typiques péruvien. La meilleure cuisine que nous avons pu goûter jusqu’à présent. Nous sommes bien chouchoutés ! PJ goûte des yeux, Alizée goûte pour deux.

On goûte, entre autre :

– du Turrón, un gâteau typique qui se mange en octobre à Lima. Ça ressemble à un sablé au miel et à l’anis. C’est délicieux.

– de l’aji de gallina (ají=piment, gallina=poulet), c’est de la patate avec une sauce au piment et au poulet dont la texture se rapproche des bouchées à la reine. Un des plats préférés d’Alizée avec…

– les  » papas à la huancaína », des patates avec une sauce au fromage et au piment (à noter que certaines variétés de pommes de terres locales sont exquises).

– de la truite panée frite accompagné de bananes frites et de riz.

De plus, ici les écorces d’ananas ne sont pas jetées mais bouillies avec de l’eau et quelques herbes pour faire un jus qui accompagne presque tous les repas

25/10 – 26/10 : Journées avec France volontaire

Deux journées de rencontres sur le thème du volontariat au Pérou ont lieu à Lima. Celles-ci sont organisées par France Volontaire, l’organisme en charge des volontaires français à l’étranger.

Bien que nous avions prévu d’y aller ensemble, PJ reste finalement à la maison pour se reposer et Alizée y va donc seule.

La première journée consiste en une journée de rencontres et d’échanges entre volontaires français. Alizée assiste à un cours de sociologie sur l’évolution de la ville de Lima et sur sa population, ainsi qu’un cours sur la communauté des « afroperuaner ».

Le soir, Alizée va boire un coup avec les autres volontaires puis passe la nuit dans une auberge du district de Miraflores, un quartier chic de Lima.

Le lendemain, les volontaires partent à 7h30 de l’auberge. On embarque dans le bus du matériel de bricolage ainsi que des palettes et des cagettes en bois. Nous passons la journée à l’association Mano a Mano à Puente Piedra, un quartier populaire de Lima.

Association Mano a Mano

Ici, il n’y a que très peu de routes goudronnées. Les chemins bruts montent sur les collines de sable et de pierre. Dans les zones les plus proches de la ville, certaines habitations ont l’électricité et parfois l’eau courante. Il faut que le terrain soit légalisé pour avoir ce privilège. Dans les zones les plus en périphérie de la ville, les gens vivent dans des cabanes sans commodité, occupant parfois des terrains clandestinement. La population rurale qui immigre à Lima s’installe sur les terrains vides en périphérie de la ville. Ce n’est souvent qu’après des années d’occupation et sous certaines conditions que le terrain est légalisé. La limite entre légalité et illégalité est très floue. La majorité des habitants de la ville de Lima vivent dans ces quartiers.

Puente Piedra
Le quartier de Puente Piedra

Le vent rapporte la poussière du désert partout, sur les toits, dans les maisons.

Durant la journée, les volontaires sont répartis en groupes et sont placés sur différentes activités. Un groupe de vétérinaires bénévoles vaccinent les chiens gratuitement. Alizée aide à construire des bancs, des tables, des étagères et des chaises en bois de palettes pour les enfants.

D’autres construisent un mur, d’autres encore rénovent une rambarde.

Un banc en palette

Ci dessous, une vidéo de l’événement réalisé par France volontaires :

https://www.facebook.com/francevolontairesperu/videos/1481157482051113?sfns=1

Et quelques photos :

https://www.facebook.com/235748176449714/posts/2797134770311029/?sfnsn=1

28/10 – 29/10: Visites de Lima

PJ va enfin mieux. Tant mieux, Roxana nous a programmé deux journées touristiques de la ville. La première journée, nous découvrons les quartiers de Miraflores et de Barranco.

Miraflores

Ce quartier tient bien son nom (« Regarde les fleurs ») avec son grand parc Kennedy plein de fleurs. Miraflores est un quartier d’affaires et de commerces plutôt chics. C’est ici que se trouve le Manolo, le meilleure café de la ville pour déguster des churros fourrés à la confiture de lait.

Le Parque Kennedy, connu pour ses fleurs et… Ses nombreux chats.

Miraflores se finit sur une haute corniche surplombant la mer. Le long de cette corniche se trouvent de jolis espaces verts invitant à la flânerie, ainsi qu’une halle marchande chic, le Larcomar.

Au-dessus du Larcomar.
Et la vue de l’autre côté.

Barranco

Barranco est un autre quartier huppé liméen, attenant à Miraflores, mais davantage tourné sur l’art et la vie nocturne (c’est ici que sont les bars les plus célèbres de la ville).

Le Puente de Suspiros, tout en bois.

Le centre historique

Par rapport à Miraflores et Barranco, le centre historique paraît moins coquet. Dans les rues, les grandes bâtisses d’architecture coloniale s’alignent avec leurs nombreux balcons en bois. Cependant, beaucoup de façades sont décrépites faute d’entretien. Et nombre de ces anciens palaces et hôtels particuliers ont été reconvertis en petit commerce ou en pollerias (restaurants bon marché servant du poulet et de la friture dans toute ses formes). Seules la place d’armes et quelques rues piétonnes semblent avoir bénéficié de rénovations.

Notre balade dans le centre débute à la Plaza San Martín, grand carrefour routier marquant l’entrée dans le centre. Puis nous empruntons la Jirón de la Union, petite rue piétonne menant jusqu’à la Plaza de Armas. Cette grande place est entourée du palais municipal, du palais gouvernemental du Pérou et de la cathédrale de Lima. La place est normalement ouverte aux voitures, mais la circulation y a été fermée en raison de la récente dissolution du congrès péruvien. Tant mieux pour nous.

Sur la Plaza San Martín.
La Girón de la Unión.
Plaza de Armas.
Plaza de Armas et le palais gouvernemental.

Nous poursuivons notre tour en contournant le palais gouvernemental et entrons dans la gare de Lima, reconvertie en Maison de la Littérature Péruvienne. Certains trains partent encore de cette gare environ deux fois par mois, mais ceux-ci sont touristiques et très chers (environ 100€ l’aller simple jusque Huancayo).

Le hall de la Casa de la Literatura Peruana

Nous concluons notre balade touristique dans le Parque la Muralla, qui est finalement le seul coin de verdure dans le centre.

Le Parque de la Muralla
Les vestiges de l’ancien mur d’enceinte de Lima, le long duquel s’étale le Parque de la Muralla.

30/10: Visite du site archéologique de Pachacamac

Aujourd’hui, Roxana et son mari Gabriel nous emmènent visiter Pachacamac, un immense site archéologique à 30 km au sud de Lima. Mais avant, nous nous rendons en taxi à Lurín, une localité juste à côté célèbre pour ses chicharrón, une spécialité culinaire péruvienne que l’on mange volontiers au petit-déjeuner.

À peine entrons-nous dans la rue principale de Lurín qu’une dizaine d’hommes armés chacun d’une fourche se ruent sur notre taxi. Ce sont des racoleurs employés par les nombreuses chicharronerías du coins. Le taxi continue de rouler à une vitesse modérée tandis que 3-4 bras de racoleur s’introduisent par chacune des fenêtres de la voiture afin d’agiter devant nos visages des morceaux de cochon rôti fixé au bout des fourches. Notre premier réflexe est de nous protéger le visage, pour ne pas se faire embrocher un œil.

Le chauffeur nous dépose devant une chicharronería qu’il nous recommande. Nous nous asseyons et commandons un fameux chicharrón à partager. On nous rapporte une grande assiette de morceaux de cochons grillés, des lamelles de patates douces frites à la poêle, du pain et des oignons crus. Ensuite, à nous de nous concocter des sandwichs avec ces ingrédients.

L’heure du chicharrón à sonné !

Une fois repus, nous rejoignons les ruines Pachacamac. Ce site était anciennement une ville dédiée au culte du Soleil. Pendant mille ans, des pèlerins parcouraient des milliers de kilomètres depuis l’Équateur où le Chili pour se rendre aux temples de Pachacamac. Les incas furent les derniers à s’approprier ce lieu pendant un bon siècle, construisant à côté des structures laissées par les cultures Lima et Wari.

La visite du musée et le tour dans les ruines de la ville nous prennent bien deux heures. Nous sommes impressionnés par l’état de conservation des nombreux édifices de l’ancienne ville. Nous prenons ainsi conscience que seulement 500 ans nous séparent de la fin de l’ère inca. Notre visite se conclut par tour autour du grand Temple du Soleil, avec une magnifique vue sur la mer.

Les pyramides à rampe de Pachacámac
Couvent de jeunes femmes que l’on préparait au mariage avec les seigneurs Inca
Le Temple du Soleil
Un halo entoure le Soleil au-dessus de nous.

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