Arequipa et le Canyon du Colca

27/12: Arequipa

Nous arrivons à 7h30 du matin à Arequipa. Nous nous mettons directement en quête d’un moyen d’aller au Canyon de la Colca.

Après quelques agences aux prix qui varient du simple au quadruple, nous décidons de faire le Canyon à notre propre sauce. Nous réservons simplement un transport aller-retour au canyon depuis Arequipa.

Nous nous baladons ensuite dans les rues de la ville et sur la jolie Plaza de Armas. Le centre-ville d’Arequipa est vraiment calme et agréable. Les bâtisses sont en pierre blanche, et on compte de nombreux édifices religieux.

La cour intérieure d’une résidence du centre-ville.

En particulier, nous visitons le Monasterio de Santa Catalina, le plus grand couvent du monde. Ce monastère fondé au XVIème siècle est une ville dans la ville, et comprend ses propres ruelles résidentielles. C’est ici qu’étaient envoyées les cadettes des plus riches familles immigrées d’Espagne. Et comme elles n’étaient pas les filles de n’importe qui, ces sœurs vivaient recluses à vie, mais dans le luxe. Chacune avait sa résidence personnelle avec sa cuisine privée, ses servantes, son mobilier chic… Bien que cette opulence prit fin au XIXème siècle, le monastère n’en reste pas moins magnifique à visiter.

Ruelle du monastère.
L’une des multiples cours intérieures du couvent.
Une « modeste » chambre de Sœur.

28/12 : Entrée dans le canyon du Colca

Il y a environ 6h de route entre Arequipa et Cabanaconde, le village que nous comptons rejoindre dans le canyon du Colca. Le mini-bus qui nous emmène nous cherche devant notre hôtel vers 3h du matin. Autant vous dire qu’on est frais !

Youpi matin matin !

Le soleil se lève vers 5h30 et nous laisse découvrir le paysage andin. Sur le trajet, nous passons sur un col à 4900m d’altitude. Cela fait plus de deux mois que étions proche du niveau de la mer et notre organisme n’est plus habitué à l’altitude. Même s’il est immobile dans son siège, PJ est blême.

Vers 9h, nous atteignons la Cruz del Cóndor, paraît-il le meilleur point de vue pour voir ces énormes oiseaux voler dans le canyon. Nous en avons aperçu qu’un seul, mais de trèèès très loin.

Le mini-bus nous dépose finalement sur la place centrale de Cabanaconde. Nous arrivons en pleine parade musicale. Une vingtaine d’habitants dansent dans la rue au rythme d’une fanfare. Tous sont vêtus d’habits traditionnels. Les hommes en chemise et chapeau. Et les femmes en gros jupon coloré, des chaussettes bien chaudes, de petites chaussures, un tissus péruvien noué autour du cou qui sert de sac à dos (porte bébé, sac à foin…), et petit chapeau. Beaucoup ont deux longues tresses dans les cheveux.

Une fois la parade terminée, nous commençons notre marche à l’intérieur du canyon.

Nous démarrons notre descente à 3200m d’altitude en direction de l’oasis de Sangalle au fond, qui n’est plus qu’à 2000m du niveau de la mer. Nous quittons les plateaux verdoyants où s’érige Cabanaconde pour s’engouffrer dans le paysage aride du canyon. Lors de la descente, le soleil, l’altitude et le peu d’activité physique depuis Pachacútec se font sentir.

C’est parti pour la descente vers l’oasis (la tâche verte au fond)

Mais le jeux en vaut la chandelle. Tout en bas, c’est un improbable paysage paradisiaque qui s’offre à nous. De l’herbe touffue, des palmiers. En se baladant dans l’oasis, un homme nous accoste. Il vit ici et nous propose de passer la nuit à la lodge où il travaille. Nous le suivons par curiosité et parce que nous n’avons de toute manière rien réservé. Finalement, nous sommes séduit par la piscine et nous logeons dans une petite cabane rudimentaire.

L’Oasis de Sangalle
Alizée qui profite de la piscine

29/12: Ascension mortelle et retour sur Arequipa

Pas de repos pour les guerriers ! Notre transport retour part à 9h du matin à Cabanaconde. Il nous faut donc remonter les 1200m avant cette heure. Nous voilà donc repartis à 5h du matin (dormir? Mais pour quoi faire ?). C’est long, c’est dur… Mais nous sommes trop fiers pour faire appel aux services des chevaux proposés par les locaux qui nous dépassent sur leurs étalons. Seul réconfort, on passe presque toute la montée à l’ombre.

Paysage à 9h du matin en arrivant sur cabanaconde

Une fois de retour à notre point de départ à Cabanaconde, nous embarquons dans le mini-bus qui va nous ramener à Arequipa. Mais avant, nous faisons un tour aux thermes de Chivay, des bains chauds en extérieur alimentés par les sources chaudes du volcan. L’eau en sortie de la roche est à 73 degrés !

Les thermes de Chivay
Le point de captage des eaux thermales.
La vallée à l’embouchure du canyon de la Colca. Tout le relief a été aménagé en terrasses par les peuples pré-hispaniques qui se sont succédés ici. Certaines de ces terrasses sont encore utilisées aujourd’hui.

Sur le reste de la route, nous croisons de nombreux groupes de vigognes évoluant dans le territoire désertique andin. Et vers 18h, nous arrivons enfin à Arequipa.

Mais pas le temps de s’ennuyer, nous récupérons nos affaires à l’hôtel et nous rendons au terminal terrestre où nous prenons un bus de nuit pour Cuzco. Embarquement prévu à 20h et arrivée à 7h30 du matin. Décidément, on y va fort depuis la reprise de notre voyage

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