Note pour les personnes en recherche d’infos pour organiser une visite du Machu Picchu :
Pour notre séjour au Machu Picchu, nous sommes passé par l’agence « Reserv’Cusco » qui est dans une des rues menant dans la Place d’Armes de Cusco. Comme toutes les nombreuses agences de la ville, celle-ci nous a proposé un tour « type ». Cependant, l’agence nous a arrangé le séjour sur mesure selon nos envies, la prestation globale était de qualité, et le prix était légèrement inférieur à ce que nous aurait coûté ce tour si nous l’avions organisé par nous-mêmes (nous avons fait le calcul). Du coup, nous vous recommandons vivement cette agence.
02/01 : En route vers le Machu Picchu
Le Machu Picchu était aux Incas ce qu’a été Versailles pour les rois de France : une résidence de campagne pour le roi et sa cour, loin de la capitale. Mais au lieu de construire ce palais dans les marais, les incas ont préféré les cimes verdoyantes proches de la zone de forêt nuage.
Les paysages alentours sont splendides et la forêt regroupe une grande biodiversité. On se croirait dans un immense jardin botanique. Les fleurs sont magnifiques et si on ouvre bien les yeux, on peut voir des orchidées, des colibris, des péruches, des coqs de roche, et pleins d’insectes, de plantes et d’oiseaux.
Il y a 3 moyens de se rendre au Machu Picchu.
Le premier est de faire un trek de 2 à 5 jours, en passant soit par une chaîne de montagne, soit par la jungle de la forêt de nuages. Comme nous sommes en pleine saison des pluies, nous avons préféré ne pas opter pour cette option, de crainte d’en garder un souvenir mitigé.
La seconde possibilité est de s’y rendre en train. Il existe deux sociétés privées circulant sur les 100km de voies ferrées entre Cusco et Aguas Calientes (le village au pied du Machu Picchu), et toutes deux pratiquent des tarifs hors de prix : de 150 à 500 dollars par personne l’aller simple ! Il paraît que ce tarif a triplé ces 20 dernières années sans aucune justification. Tout le monde s’accorde à dire que c’est du vol, mais rien ne peut remettre en question cet abus de monopole.
La dernière possibilité, celle pour laquelle nous avons opté, est de prendre un mini-bus touristique qui vous emmène en 7h jusqu’à une centrale hydroélectrique puis marcher 2h30 le long des rails jusqu’à Aguas Calientes. La plupart des personnes qui ont le temps et qui le peuvent physiquement choisissent cette option. Cela coûte environ 70 soles l’aller, soit 6 fois moins que le train.
Nous partons à 7h du matin de Cusco en mini-bus. Le paysage est splendide. Nous commençons par pénétrer dans la Vallée Sacrée au Nord de Cusco. À la moitié du chemin, nous quittons les routes bitumées pour des chemins de terre à flancs de falaise, tout en s’enfonçant peu à peu dans la forêt nuage. Le mini-bus traverse des rivières en crue dévalant la montagne, on sue à chaque croisement avec un autre véhicule.

À environ une heure de Hidroelectrica, notre point d’arrivée, une partie de la falaise s’est effondré et l’éboulement barre la route. Il paraît que de tels accidents sont courants et on ne peut qu’attendre que le chemin soit dégagé. C’est l’unique chemin pour Hidroelectrica et de toute manière il est impossible de faire demi-tour. Au bout de quelques minutes, des dizaines de mini-bus comme le notre nous bloque par derrière et aucune manœuvre de demi-tour n’est possible sur ce petit chemin escarpé.

Alors que nous sommes tous bloqués, nous pouvons constater le nombre de personnes qui ont opté pour la même solution que nous. Il y a plus d’une cinquantaine de mini-bus touristiques bloqués, chacun avec sa vingtaine de touristes. On doit donc être un bon millier ici, à nous rendre au plus grand site touristique d’Amérique du Sud. Ce chemin somme toute dangereux s’avère être en fait une autoroute !
Au bout d’une heure, une pelleteuse arrive depuis le chemin de l’autre côté de l’éboulement et débloque la route.
Nous arrivons enfin à hidroeléctrica après 16h. A cause de l’éboulement, cela nous laisse que très peu de temps pour rejoindre Aguas Calientes à pied avant la tombée de la nuit. Nous nous mettons à marcher le long de la ligne de chemin de fer. Cette ligne longe le Rio Urubamba, une rivière torrentielle qui forme un grand méandre tout autour de la montagne du Machu Picchu (nous avons appris que quelques jours plus tard, le Rio Urubamba était sorti de son lit et avait submergé les rails). Autour de nous, le paysage est magnifique. Par moment, on peut apercevoir quelques ruines du Machu Picchu tout en haut sur la montagne. Et comme nous sommes émerveillés par ce qui nous entoure, la pluie continue rythmant notre marche de 2h30 n’arrive pas à ternir notre moral.





Nous arrivons à Aguas Calientes de nuit, trempés, mais content de notre petite randonnée dans la nature et impatients de ce qui nous attend le lendemain.
03/01 : Visite d’une des 7 nouvelles merveilles du monde
Nous nous levons à 4h du matin pour commencer l’ascension à pied jusqu’au Machu Picchu. Nous voulons être présent à l’ouverture du site, à 6h du matin. C’est parti pour 1400m de dénivelé !

Une fois en haut, la vue sur le Machu Picchu est à couper le souffle.


Les Incas aimaient bien construire à flanc de montagne. Des chemins d’un mètre de large longent la paroi rocheuse. De l’autre côté du chemin, une falaise abrupte de plusieurs centaines de mètres.






Le site est entouré de terrasses ou les Incas cultivaient. D’après les archéologues, 65% de leur alimentation était constitué de maïs !

Dans les ruines, nous déambulons entre les nombreuses résidences et temples. Certains bâtiments ont même un toit reconstruit.




Sur le site, quelques lamas broutent tranquillement. On croise aussi un colibri, et même un petit lapin !


Nous sommes de retour à Aguas Calientes vers midi. Entre la montée jusqu’au site, les chemins jusqu’à l’Inti Punku et le pont-levis, l’incontournable balade dans les ruines et la redescente vers le village, notre visite du Machu Picchu tient d’une belle randonnée dans les hauteurs surplombant cette vallée de forêt nuage.


Dans l’après-midi, nous prenons un train pour Ollantaytambo, à mi-chemin entre Aguas Calientes et Cusco et dont le prix est relativement moins cher.

Ce voyage en train n’a franchement pas grand chose d’exceptionnel. Nous aurions bien profité du beau paysage qui s’offrait à nos fenêtres, si l’on n’était pas continuellement secoués comme des pruniers et assourdis par le brouhaha du train en marche.
Enfin, nous arrivons à Ollantaytambo, petit village qui sera notre première étape dans la Vallée Sacrée des Incas.