15/01 : Uyuni
Nous voyageons de jour de La Paz jusqu’à Uyuni, en passant par Oruro. 8h de bus !
Une fois arrivés à Uyuni, nous nous mettons en quête d’une agence pour visiter le Salar et le Sud-Lipez dès le lendemain. Il s’agit de choisir la bonne agence car, même si elles proposent toutes le même tour de 3 jours en 4×4 avec un chauffeur-guide , il n’est pas rare de se retrouver avec un chauffeur alcoolique et de dormir dans des gîtes très rudimentaires.
Nous jetons finalement notre dévolu sur l’agence Salty Desert. Rendez-vous le lendemain à 10h pour le grand départ.
Spoiler pour les futurs aventuriers du Salar : Salty Desert s’est avéré être un très bon choix. Notre chauffeur était sérieux et sobre, le 4×4 en bon état, et les logements étaient de bien meilleure qualité que ce qui est d’habitude annoncé pour ce tour. Le tout pour le tarif « standard » pratiqué par toutes les agences (800 Bs/personne, hors prix des entrées des parcs et le transport à San Pedro de Atacama en fin de tour).
16/01: Le Salar d’Uyuni
Nous partons pour notre tour à 10h pétante. Nous sommes 7 à bord d’un grand 4×4. Notre groupe comprend un Anglais, deux Néerlandais et un Bolivien, tous dans la vingtaine, ainsi que Jorge notre guide et chauffeur.
Le cimetière des trains
Nous faisons une première halte à un cimetière de trains. Les compagnies minières du XIXème siècle se servaient de ces derniers pour acheminer les produits des mines bolivienne jusqu’aux ports de l’Océan Pacifique. Lorsque les mines ont étés abandonnées, les trains ont été stockés à Uyuni pour être finalement abandonnés là.
Puis nous partons pour le fameux Salar d’Uyuni.


Le Salar en saison des pluies
Le salar est formé de 3 à 4 mètres de sel, puis une couche d’eau, à nouveau une couche de sel et une couche d’eau et cela sur 120 mètres aux endroits les plus profonds. À la naissance des Andes, l’eau de l’Océan Atlantique s’est retrouvée piégée dans les montagnes. L’eau s’est ensuite évaporée, ne laissant que son sel et ses sédiments.
Comme c’est la saison des pluies, le décor du salar est légèrement différent de celui que l’on connaît habituellement, mais il reste tout aussi exceptionnel.
Lorsque nous entrons sur le Salar, celui-ci est recouvert d’eau. Pendant la saison sèche, le paysage est tout à fait différent : le sel séché à la surface craquèle.
L’hôtel de sel
Nous arrivons à l’hôtel de sel, notre premier arrêt. Il s’agit d’un bâtiment dont les murs sont faits tout de sel et qui fit office d’hôtel touristique jusqu’à sa fermeture en raison de son impact sur l’environnement du Salar (mais où allaient les eaux usées ???)
Aujourd’hui, le bâtiment est un point de cantine pour les nombreux touristes visitant le Salar (pas pour nous, notre groupe a mangé avant de rentrer dans le Salar). L’hôtel a aussi été complété d’une grande statue de sel en commémoration du Dakar qui est passé par là il y a 3 ans, et d’une flopée de drapeaux de toutes les origines attachés ici par des voyageurs.


L’orage
Au loin un orage gronde, nous offrant un beau spectacle d’éclairs. Cet orage finit par nous rattraper alors que nous reprenons la route.


C’est donc sous une trombe d’eau que nous roulons sur le Salar. Le paysage paraît déjà infini en temps normal, et c’est encore plus impressionnant lorsque l’on ne voit pas à 100m. Mais cela ne dérange par Jorge, qui conduit prudemment le véhicule à travers la pluie… À l’aide de la boussole de son téléphone.
Jeux de réflexion
La pluie se calme au bout d’une demi-heure et le ciel se dégage. Jorge arrête la voiture et nous descendons profiter du paysage. Le Salar est alors un immense miroir en raison de la fine pellicule d’eau emprisonnée par le sol salé imperméable et lisse jusqu’à l’horizon. Cela nous offre un magnifique spectacle de réflexion des montagnes et du ciel sur le sol.





Les abords secs du Salar
Après des heures de conduite sur ce miroir géant, nous arrivons aux abords du Salar. Ici, l’eau fraîchement tombée s’est déjà retirée, laissant derrière elle une banquise de sel.





Nous quittons définitivement le salar à la tombée de la nuit, les yeux pleins de paysages incroyables.
L’hôtel de sel 2
Nous logeons dans un hôtel situé à proximité du salar. On nous avait prévenu que les logements proposés dans cette zone désertique étaient généralement très rudimentaire. Du coup, nous sommes très agréablement surpris. En effet, celui-ci est vraiment classe. Grande chambre, eau chaude, bonnes couvertures, très bon repas… Le tout dans un établissement design et des murs tout en sel !


17/01 : Le Sud-Lípez
L’altiplano
Tôt le matin nous ré-embarquons dans le 4×4 en direction du Sud. Nous entrons dans le Sud-Lípez, un vaste espace à plus de 4000m d’altitude. Nous roulons plusieurs heures sur des pistes à travers l’altiplano bolivien, traversant les champs de quinoa dans des vallées cernées par les chaînes de montagnes et les volcans aux cimes enneigées.

Les 5 lagunes
En fin de matinée, nous atteignons une série de 5 lagunes. Certaines ne font pas 500m d’envergure, d’autres s’étalent sur quelques kilomètres. Ces lacs d’altitude ont tous une couleur blanche dû à leur fond de sels minéraux (essentiellement du borax). La profondeur de ces lagunes ne dépasse pas le mètre. Cela en fait des lieux privilégiés pour l’épanouissement des colonies de flamants roses.



Le Désert de Siloli
L’après-midi, nous entrons dans le Désert de Siloli. Nous nous retrouvons dans un immense paysage désolé et poussiéreux, toujours cerné entre deux chaînes montagneuses. D’ailleurs, l’une de ces deux chaînes marque également la frontière entre la Bolivie et le Chili. Ici il n’y a plus de piste, Jorge roule librement à travers le désert.
On pourrait croire que ce lieu est hostile à toute vie. Et pourtant, il nous arrive de croiser des colonies de petits buissons secs, quelques vigognes et même un lapin !


El Árbol de Piedra
Au bout du désert, nous atteignons un ensemble de pierres aux formes incongrues, taillé en des milliers d’années par le sable et le vent. L’une des pierres les plus remarquables est l’Árbol de Piedra, nommée ainsi pour sa ressemblance à un arbre de pierre.


La Laguna Colorada
Nous entrons dans la Réserve Nationale de Faune Andine. C’est ici que se trouve la Laguna Colorada, un immense lac qui a la particularité de rougir au soleil en raison d’algues photosensibles. Ce lieu est aussi le point principal de reproduction des flamants roses andins. Sur le lac, on en dénombre des milliers.


El Sol de Mañana
Dernière étape de la journée, nous nous rendons à El Sol de Mañana. Ici, nous atteignons l’altitude la plus haute de notre tour : 4950m. C’est la cinquième fois que nous dépassons le Mont-Blanc depuis le début de notre périple andin (et certainement la dernière fois).
El Sol de Mañana est un ensemble de fumerolles volcaniques et de chaudrons bouillants. Il s’en dégage une forte chaleur et une odeur d’oeuf pourris, preuve de la présence de souffre.



Le soir, nous logeons dans un petit hôtel installé aux abords d’une source chaude. Nous en profitons pour piquer une tête avant d’aller nous coucher.
18/01 : Vers la frontière chilienne
C’est notre dernier jour en Bolivie. Mais avant de nous déposer à la frontière, le 4×4 traverse le Désert de Dali, la Laguna Verde et la Laguna Blanca.



Vers 10h, nous foulons le sol chilien.
