26/02 (suite) : Encore des galères de bus
Encore une fois, le bus entre Cochrane et Caleta tortel rencontre un problème technique. Au bout d’une heure, le chauffeur nous annonce une surchauffe du moteur en raison d’une fuite dans le circuit de refroidissement. Comme il n’y a pas un seul village sur les 130km de notre route et pas de réseau pour appeler qui que ce soit, il est préférable de retourner sur Cochrane. Tout le monde est en haleine, inquiet de chaque bruit que fait le moteur. Par deux fois, nous nous arrêtons pour re-remplir le circuit de refroidissement avec de l’eau de la rivière. Mais le moteur tient bien et nous retournons sains et sauf jusqu’au terminal de bus de Cochrane, où nous attend un bus de rechange.
Nous faisons partie des rares touristes parmi les passagers. Les locaux ont l’air tout à fait à l’aise avec ce genre d’incident, ça fait partie de leur quotidien.
Le nouveau bus, plus petit que le précédent, est plein à craquer. Les bagages sont tous ficelés sur le toit : sacs à dos, cartons, sacs de jute… Dans l’habitacle, les conversations bruyantes et joyeuses occupent le trajet. Parfois, le bus s’arrête au milieu de nulle part. Une personne descend, saluée chaleureusement par tout le reste du bus.
Ou à un autre moment, alors que la nuit est déjà bien tombée, le bus s’arrête devant un petit chalet perdu dans une forêt. Une petite dame sort de la maison et tout le monde descend pour lui acheter un petit pain. Une fois repartis, l’ambiance se calme dans le bus et tout le monde s’endort.
Il est minuit lorsque nous arrivons à Caleta Tortel. Avec l’aide d’autres touristes chiliens, nous trouvons un camping où nous nous installons pour la nuit.
27/02 : La ville sur pilotis
Caleta Tortel fut fondée en 1955 par une communautés de bûcherons venus exploiter les forêts de cyprès de la région. Autrefois uniquement relié au reste du monde par une voie navigable, il n’existe qu’une seule route pour y parvenir,et ce seulement depuis 2003. Pendant tout ce temps, le village s’est développé sur pilotis autour d’une baie d’un fjord relié au Pacifique.
Nous passons la journée à arpenter les multiples passerelles. On se croirait dans le jeu Myst. Le midi, nous goûtons au délicieux saumon local, le meilleur que nous ayons jamais mangé !
Puis nous reprenons un nouveau bus pour Villa O’Higgins, notre dernière étape sur la Carretera Austral.




