Santiago et Valparaíso

25/01 (suite) : Arrivée à la capitale

De retour de notre escapade au Cerró Paranal, nous retournons à Antofagasta pour prendre un avion direct pour Santiago. Ainsi, nous shuntons près de 1400km de route désertique à travers le Norte Chico.

La latitude australe de Santiago est comparable à celle du nord de la Tunisie. Et ça se ressent au climat quasi méditerranéen : il faut chaud ! Mais bien qu’il fasse facilement 30°C l’après-midi, nous sentons que les UVs du Soleil sont moins aggressifs qu’aux altitudes altiplaniques ou près de l’équateur.

En arrivant à Santiago, l’une de nos grandes surprises c’est de revoir des arbres. Dans les parcs, le long des bâtiments… Cela fait depuis Chachapoyas que l’on en avait pas vu autant. Il était temps qu’on arrête les montages et les déserts !

Nous logeons dans une auberge de jeunesse très sympathique d’architecture coloniale Espagnol avec ses patios intérieurs et ses boiseries.

26/10: Visite de Santiago

Le centre-ville de Santiago a des petits airs de Paris. Cela est en partie dû aux nombreux architectes français venus œuvrer ici au XIXème siècle. C’est la ville la plus occidentalisée que nous ayons visité jusqu’ici. Pas de brique rouge apparente, mais des bâtiments de 4 étages en pierre de style néo-classique et quelques tours en verre, le tout bien aéré par de grandes allées arborées.

Après un petit tour sur la Place d’Armes et au Museo Histórico Nacional pour en apprendre davantage sur l’histoire du Chili, nous nous rendons au Cerro Santa Lucía, un agréable parc situé sur une colline surplombant la ville.

Vue sur la ville depuis le haut du Cerro Santa Lucía

Nous mangeons dans le joli quartier de Bellavista, réputé pour sa vie nocturne et ses restaurants. Les spécialités culinaires chiliennes sont un joyeux mélange entre la cuisine typique sud américaine, la cuisine importée par les espagnols et celle importée par les Allemands un peu plus tard. Ce midi on mange chilien : une soupe servie brûlante au poulet et une purée de citrouilles aux haricots blancs. Avouons-le, on a choisit au hasard nos plats, ne connaissant rien des plats typiques du coin. Des produits de plutôt bonne qualité, des plats originaux, mais ce n’est pas de la grande cuisine.

Dans le quartier de Bellavista

Santiago porte encore les stigmates des intenses manifestations qui se déroulent depuis l’automne dernier. Nous nous sommes retrouvés plusieurs fois devant des bouches de métro fermées car vandalisée, l’entrée parfois comdamnées par des gravats. Beaucoup de commerces ont vue leurs facades taguées, brûlées ou saccagées. Certaines enseignes ont fixé des murs en tôle pour condamner leurs vitres cassées. Aux grands carrefours, des jeunes assurent la circulation à la place des feux tricolores arrachés.

Encore maintenant, on dénombre 2 à 3 manifestations organisées chaque semaine.

Une des affiches que l’on retrouve partout. Le symbole des yeux qui pleurent du sang est utilisé dans toute la ville.
Un monument « repeint » lors des manifestations

27/01: Le domaine viticole Concha y Toro

Le domaine de Concha y Toro (coquillage et taureau) est le plus grand de la région. Il est accessible de Santiago en 2h de métro et bus. Nous commençons par nous promener dans le parc, autour de la demeure historique du fondateur du domaine, Dom Melchior de Concha y Toro.

Le jardin.

Au bout du parc, quelques rangées de vignes regroupant 26 différents cépages. Nous nous baladons entre ces pieds de vignes et goûtons certains grains. Même si ceux-ci ne seront récoltés que dans 2 mois environ, les grains sont déjà délicieusement sucrés. Chaque cépage a sa saveur. Nous rencontrons du Merlot, du Syrah et du Cabernet, mais aussi du Riesling, divers Pinots et du Gewürztraminer !

Les vignes du domaine.
Ils nous l’ont volé!

Le secret d’un bon raisin ? Peu d’eau, une terre aride et un stress maximum donnent le plus sucré des raisins. Les cépages viennent essentiellement de France et se sont très bien acclimatés au Chili. Le goût de vin est cependant bien différent du vin français pour le même cépage, du fait de la qualité de la terre et du climat chilien.

Puis commence la dégustation… Le guide participe et à notre avis, nous ne sommes pas son premier groupe de la journée.

PJ prend la relève du guide bourré.
Houhou Alizée! C’est par ici les explications !

Puis nous descendons visiter les caves. Le nom « Casillero del Diablo » a été choisi pour faire peur aux employés qui avaient un peu trop tendance à se servir dans la cave du patron.

Le stockage du vin dans une cave moderne.
La réserve du Casillero del Diablo.
La fameuse réserve de vin que pillait les enployés, avant qu’elle ne soit hantée par le Diable.

Nous finissons la visite par deux autres dégustations et nous rentrons en chantant à Santiago.

En fin d’après-midi, nous prenons un bus pour Valparaíso. Les paysages sur la route nous font beaucoup penser au Var.

28/01: Valparaíso

Valparaíso est une ancienne ville portuaire devenue touristique. De loin, on dirait Nice avec ses collines surpeuplées donnant sur la mer. De près, c’est un étrange mélange de styles. Au bord de l’eau, un port encore actif, des grues de débarquement et des mouettes.

Le centre-ville s’étale sur deux niveau. La ville basse est en pierre dans un style XIXème siècle élégant mais vieilli. Alors que la ville haute, située sur les collines « Cerro Alegre » et « Cerro Concepción », fait plutôt ville portuaire anglaise. Et pour cause, ils étaient plus de 30 000 à Valparaiso à la fin du XIXème siècle.

Les petites maisons à l’anglaise.

Pour se rendre dans la ville haute, on peut soit gravir les quelques rues et escaliers qui y mènent, soit emprunter l’un des nombreux funiculaires. Dans ces collines, certaines façades sont faites en tôles ondulées récupérées sur de vieux conteneurs qui à l’époque étaient peintes avec le reste de peinture des bateaux. Aujourd’hui, ces murs de métal sont les supports d’expression de maîtres grapheurs locaux. Partout, on peut voir des dessins de divers style, de divers sujets. Certaines œuvres sont engagés, d’autres juste esthétique. Le tout donne à la ville un air à la fois alternatif et charmant.

Nous passons la matinée à flâner dans les rues. Et l’après-midi, nous visitons le musée d’histoire naturelle de Valparaiso, dédié à la faune locale (surtout de la mer).

PJ devant une côte de baleine.

Puis, le soir tombé, nous prenons un bus de nuit pour Temuco.

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