01/02 : La ville de Púcon
À l’instar de San Pedro de Atacama, Púcon est une ville chilienne essentiellement touristique, mais dans un registre tout à fait différent. Ici, on vient pour profiter de la montagne. Nous sommes en pleine période de vacances d’été (qui dure de fin décembre à fin février) et beaucoup de chiliens descendent de Santiago pour profiter des lacs et de la verdure.
Ici, on se croirait presque en Allemagne. Dans la ville s’alignent de gros chalets de style germanique. On passe devant des « Panadería Fuchs » ou « Café Berlin », et la bière mise en avant dans les bars et restaurants s’appelle Kunstmann.



Nous passons la matinée à organiser nos prochains jours. Nous courrons aussi dans toute la ville en quête d’équipement de camping additionnel : un réchaud, une casserole, une sous-couche polaire pour sac de couchage… Nous faisons aussi quelques courses, histoire de se préparer de bons petits plats en camping.
En fin d’après-midi, nous partons pour le parc Huerquehue. Nous montons la tente dans le camping à l’entrée du parc, à côté du lac Tinquilco.


02/02/2020 : Palindrome
Le parc Huerquehue
La fraîcheur du matin et l’humidité de la pluie de la veille nous fait apprécier notre petit café chaud au petit-déjeuner. Oui, nous sommes amoureux de notre nouveau réchaud.
Nous partons pour la randonnée des lacs. Sur les panneaux d’informations, nous lisons que le tour fait 9 km et se fait en environ 3h30. Nous apprendrons à nos dépens qu’il est en fait de 15km en 5h.
La balade est splendide. Elle commence par longer le Tinquilco, puis commence une longue ascension menant jusqu’à la boucle cheminant entre les lacs Chico, Verde et Toro, 500m plus haut.
Autour des lacs résonne le chant des grenouilles et le toc-toc des piverts. Nous débusquons quelques groseilles et mûres, malheureusement pas encore assez mûres pour être mangées.









Las termas Pozones
Nous redescendons trop tard pour prendre le bus pour aller au thermes Pozones, et le prochain ne passe que dans trois heures. Pas de soucis, il nous reste nos pouces pour faire du stop. Entre deux trajets, alors que nous marchons sur la route, PJ trouve un mirabellier au bord de la route et déguste une mirabelle.


La dernière voiture qui nous prend en stop nous dépose à quelques centaines de mètres à peine de Las Termas Pozones. Ces thermes se situent dans une belle vallée qui nous fait penser aux Vosges. Décidément, les similitudes avec nos régions d’origine sont surprenantes.
Les thermes sont alimentées par des sources chaudes dues à l’activité volcanique de la région. Quelques bassins de pierres au fond sableux s’enchaînent à ciel ouvert, le long d’une rivière. Le premier bassin est à 48 degrés, il est difficile d’y tenir plus de 5 minutes. Heureusement, il y a la rivière à 8 degrés juste à côté pour se rafraîchir après.
Le soir venu, nous campons dans un chouette camping à 2km des thermes, au bord de la rivière. PJ nous cuisine une excellente soupe à l’oignon. Dans la nuit, une biche vient nous tenir compagnie.

03/02 : La Playa Negra du Lac Caburga
Nous faisons la grasse matinée, histoire de récupérer de la journée bien remplie la veille. De toute façon, le bus pour Pucón ne passe qu’à 11h30. À Púcon, nous changeons de bus pour nous rendre à Caburga. Ce village au bord du lac du même nom est une véritable petite station balnéaire.

Nous profitons du bord de plage pendant une bonne heure, avant d’apercevoir une inquiétante couche nuageuse au loin. D’importantes chutes de pluie sont prévues dans la soirée. Nous rentrons vite sur Pucón et trouvons rapidement un toit pour passer la nuit au sec.
04/02 : Las termas geométricas
Il faut 2h de route pour s’y rendre de Pucón, dont une bonne partie sur des chemins de terre. Mais le trajet en vaut la chandelle. Des bassins en pierre en enfilade remplissent le fond de la vallée. Entre les imposants murs végétaux naturels s’écoule un ruisseau qui alimente les thermes. Nous n’avons pas pu tester certains bassins tellement l’eau était chaude. Aux environs des sources chaudes se dégage une odeur de soufre. Lorsque la nuit tombe, la vallée se camoufle dans les nuages de vapeur. La chaleur des thermes favorise le développement d’une flore presque tropicale.


