L’archipel de Chiloé

14/02 : Ancud

Nous commençons la journée par un beau coup de chance. Nous sommes sensés récupérer une voiture de location à l’aéroport de Puerto Montt en fin de matinée. Cependant, l’agence nous exige une carte de crédit pour la caution du véhicule. Or notre unique carte de crédit a été bloquée accidentellement à Bariloche. Heureusement nous en avions commandé une nouvelle in extremis. Et encore plus heureusement, celle-ci est arrivée hier par courrier chez les parents d’Alizée. Lorsque ceux-ci rentrent du travail, ils nous transmettent le numéro de la nouvelle carte, grâce auquel l’agence arrive à générer la caution. Vers 15h, nous partons pour l’île de Chiloé dans une petite Chevrolet. Ouf !

Après 50km d’autoroute, nous montons sur un ferry qui nous transporte au nord-est de l’île. De là, nous roulons vers Ancud. Plus que jamais, le paysage ressemble énormément à la Bretagne, tant dans les terres qu’en bord de mer.

C’est au centre-ville d’Ancud que nous entrons dans notre première église chilote. En effet, l’île est connue pour ses églises en bois. Leur architecture unique est le résultat de siècles d’influence des missionnaires jésuites puis franciscains sur les populations indigènes locales convertis au christianisme (pour une fois, cela s’est fait pacifiquement). Lors des constructions de ces édifices religieux, les locaux ont utilisé leur exceptionnelle maîtrise du bois. Aujourd’hui, pas moins de 16 des 150 églises de l’archipel sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’église que nous visitons ne fait pas partie de celles classées. Après avoir été désaffectée, elle a été rénovée et réaménagée en musée de l’architecture chilote.

En rentrant au camping, nous passons rapidement par le petit port d’Ancud, puis par le Fort San Antonio, une petite fortification defensive datant du XVIIIème siècle.

Le camping
Bonne Saint Valentin !

15/02 : Le centre de l’île

Cucao et le Parc National de Chiloé

Les villages en bord de mer sont sur pilotis

Nous passons la journée à patauger dans la boue avec enthousiasme. Nous traversons à pied les zones humides du parc naturel de Cucao ou se mêle les chants des grenouilles et le bruit des vagues. Normalement il y pousse des plantes carnivores mais nous n’en avons vu aucune.

Nous sommes dimanche et l’île s’anime de feria artisanales locales. C’est le notamment le cas à Cuaco et nous passons y faire un tour. Nous y trouvons de beaux fruits et légumes, des produits du tissage de la laine et des plats traditionnels. Nous dégustons des « empanadas de manzana » une sorte de chausson aux pommes faite avec de la pâte à empanada. C’est bien meilleur que nos chaussons aux pommes. Nous sommes conquis. PJ se prend également un anticucho, une brochette de viande.

On y est…
L’anticucho!
Vous préférez l’empanada rhubarbe-framboises ou pommes ? Les deux mon capitaine !
Les fêtes de village comme on les aiment
Ne nous demandez pas ce que c’est…

Chonchi

Nous faisons notre première visite dans l’une des églises de Chiloé classées par l’UNESCO.

Une des particularités amusantes de ces églises, c’est qu’elles sont faites complètement en bois, tout en reprenant les codes des églises en pierre traditionnelles. Tous les poteaux porteurs sont cachés par des colonnes pastiches faites en lattes de bois. À l’époque, ces colonnes étaient même peintes de motifs pour imiter le marbre.

Chonchi

Comarca Contuy

Le soir venu, PJ réserve à sa douce une petite surprise. Alors qu’elle pensait dormir en camping, PJ a réservé en toute discrétion une nuit dans de magnifiques cabanes (« cabañas » en Espagnol). Au fin fond de l’île, alors que la route n’est plus goudronnée, un portail de bois s’ouvre sur une allée ou les oies gambadent. Marcela, la très charmante propriétaire, nous accueille. Nous discutons un peu puis, curieuse et adorable, elle nous invite à prendre le petit déjeuner avec eux le lendemain matin

Nous avons une vue splendide sur un bras de mer et passons la soirée à siroter du maté sur le ponton, à noter le va-et-vient des marées. Puis nous finissons la soirée devant le feu du poêle de la cabaña.

Notre cabaña

16/02: L’Est de l’archipel

Petit-déjeuner chez nos hôtes

Le lendemain matin, nous retrouvons la famille au petit déjeuner. Marcela a préparé du « pan amasado », un petit pain maison typique, des pancake de myrtilles. Le tout est accompagné de confiture maison et du miel de leurs ruches. Nous discutons bien pendant 3h avant d’échanger nos contacts et de reprendre la route.

La famille vit de la location des cabañas, de l’apiculture, de l’artisanat, de l’élevage de moutons, d’oies et de poules et de la photo (monsieur est photographe)… Le couple s’est retiré de Santiago il y a plusieurs années pour profiter du calme de l’île.

Juste derrière la maison

L’île Lemuy

Nous partons en début d’après-midi pour L’île Lemuy afin de profiter des paysages et du charme des petits villages isolés. Nous faisons également le tour des églises classées de l’île.

L’église de Ichuac
Église de Puqueldon
Église de Detif

Nous dormons le soir à Castro, la plus grande ville de l’île.

17/02 : Retour à Puerto Montt

Nous remontons l’île hors des sentiers battus. Nous nous arrêtons visiter l’isla Aucar, une petite île reliée à la grande Chiloé par une passerelle en bois de 400 mètres. Sur l’île se trouve uniquement un cimetière et une petite église en bois.

Avant de reprendre le ferry pour le continent, nous faisons un dernier arrêt à Quemchi, un joli village en bord de mer où nous faisons des provisions d’empanadas de manzana.

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