18/02 : Arrivée à Chaitén
Nous passons la nuit à bord d’un ferry au départ de Puerto Montt la veille. Le salon des passagers est aménagé par des rangées de sièges peu confortables, similaires à des banquettes de bus.

Nous arrivons au petit matin à Chaitén. Fatigués, nous décidons de prendre une nuit chez l’habitant pour nous reposer. Nous logeons dans une maisonnette très sympathique. Les propriétaires cultivent leur légumes dans la serre en face de la maison. Ils se sont aussi construit une grande cuisine à l’extérieur de la maison. Chaque jour, madame fait une cinquantaine d’empanadas pour fournir les restaurants et cafés du coin.
Dans le salon s’aligne une collection de pots à maté et de couteaux. Tout ici est de la récupération ou a été bricolé par Monsieur. Le poêle au centre du salon chauffe toute la maison, fait office de sèche-linge et sert à cuisiner.



Dans l’après midi, nous nous baladons dans la ville à la recherche des restes da la dernière éruption du volcan Chaitén. Tout le monde pensait que ce volcan était éteint. Mais en 2008, une volante éruption a généré d’importants dégagements de cendres. Ces cendres ont ensuite formé des coulées de boue qui ont détruit une partie du village. Quelques maisons ensevelies ont été préservées en mémoire de l’événement.

19/02 : Parque Pumalín
Nous partons en excursion dans le Parque Pumalín, une immense réserve naturelle. Nous évoluons dans les denses forêts « simpreverde » (toujours vertes), au milieu des alerces, des mousses en tout genre et des cascades.




Nous rentrons de notre excursion vers 16h, et grimpons directement dans le bus pour Puyuhuapi, notre prochaine destination.
Le bus affiche complet, il y a même des gens debout dans l’allée. Chaque année, la Carretera Austral est toujours plus prisée, tant par la jeunesse bohème chilienne fuyant la chaleur caniculaire de Santiago que par des étrangers (surtout français) avides d’espaces sauvages et reculés. Mais les rares bus locaux ne suffisent plus à assurer la connexion entre les villages éparses. Et l’auto-stop, moyen traditionnel du voyageur de la carretera australe, ne fonctionne plus. Sur la route, nous croisons bien plus d’auto-stoppeurs désespérés que de voitures.
Pour l’instant nous avons de la chance, nous avons une place assise pour ces 3h de voyages jusqu’au prochain village. Nous nous laissons bercés par les notes de ukulele grattées par un jeune Chilien assis juste derrière nous.